Mexique – 1er épisode : de Mazatlán à Teotihuacan

Nous sommes arrivés à Mazatlán, sur la côte Ouest du Mexique, le dimanche matin et nous retrouvons à la sortie nos amis australiens, Emy et Matt, qui eux aussi ont traversés la nuit dernière mais avec l’autre compagnie : Baja Ferries. Nous avons certainement de sales têtes car pour la 2ème nuit nous n’avons que peu fermé l’œil : Clovis était toujours malade, il a fait une chaleur torride et nous étions à côté d’un camion frigorifique.

Nous filons vers San Blas pour voir des crocodiles tout comme les autrichiens Léo et Katrin que nous avons rencontrés sur le ferry. Le décor est très différent, c’est très vert et on arrive par la mangrove pour observer de sacrés spécimens qui y vivent librement. Le plus proche de nous doit faire approximativement 3,5 mètres de long. Vincent achète une noix de coco et l’ouvre lui-même à la machette. Une grande première ! Et il a toujours tous ces doigts. Les enfants goûtent pour la première fois l’eau de coco, qui n’est pas un franc succès pour leurs papilles mais qui est très désaltérante.

Le soir, nous avons trouvé un endroit pour rester sur la plage à la Ramada Negrita. La grande surprise est pour le lendemain matin quand nous rencontrons Mario qui veille les nids de tortues à une dizaine de mètres du camping-car. Il y a eu quelques naissances cette nuit (après 45 jours d’incubation) et il faut les amener à la mer. Nous renouvelons l’opération 3-4 fois durant les 3 jours pendant lesquels nous restés à San Blas.

Salomé a récupéré le mal de son frère et a été malade pendant 24 heures. Elle a ensuite vite récupéré. Perla a été lui chercher une noix de coco fraîche et mis une paille car c’est apparemment bon quand on a de la fièvre. Par contre, les moustiques (ou les puces de sable) ont un appétit féroce et nous ont littéralement grignotés des têtes aux pieds. Cumulés avec la transpiration, il est très difficile de se retenir de gratter ! Malgré tout, cette étape a été merveilleuse de part la surprise que nous avons eue et de part notre rencontre avec Perla et Perlita, la propriétaire des lieux et sa fille.

 

Le lendemain, nous prenons la route vers Tequila via Tepic et découvrons l’ « Autopista » c’est-à-dire l’autoroute. Arrivés à destination, certains diront que l’on triche un peu, d’autres diront que nous nous laissons porter, le jeudi nous nous rendons à la « Casa Sauza » dans l’espoir d’une connexion internet quand une jeune femme nous demande si vous faisons la visite de 11h : Ben oui !! On la suit, et c’est parti pour une virée un jardin botanique chapeaux vissés sur nos têtes, et à la distillerie, dégustation comprise. Encore un bel hasard. Nous faisons une virée dans le centre-ville où se déroule la fête de la ville : feu d’artifice (un peu artisanal), maïs grillés, tacos et on observe les voladores ces danseurs acrobates totonaques qui s’élancent doucement dans le vide, en tournant, du haut d’un grand poteau, corde attachée à la taille.

 

La visite de Guadalajara se fait dans l’après-midi suivant (virée un marché central et dans le centre-ville au milieu des bâtiments coloniaux) et nous quittons la ville et ces turbulences en fin d’après-midi. Nous voulions rejoindre Tlaquepaque le soir mais nous abandonnons car la circulation est folle. Nous filons vers le Sud et nous arrêtons pour la première dans une station Pemex. L’ambiance n’en ait pas moins surréaliste. Nous sommes samedi soir et les propriétaires ont sortis le barbecue et la sono. Ambiance disco au milieu de la station-service. Complètement irréel !

 

Prochaine étape Tzintzuntzan sur les bords du lac Patzcuaro. Sur les conseils de la police, nous nous stationnons devant leurs bureaux pour la nuit car on est dimanche soir et certaines personnes saoules seraient susceptibles de nous déranger. Nous avons également visité le site archéologique et l’ancien monastère. On traverse Patzcuaro qui est bien chargé car il y a pleins de travaux. Nous arrivons le soir à Morelia après avoir traversé le centre-ville en occupant rien que deux files de circulation. A notre avis, on a loupé un panneau et ne devrions pas être là ! Ce que nous confirme effectivement le chauffeur du Uber 30 minutes plus tard qui était policier et qui nous avait déjà repéré. On a passé une excellente soirée en ville en flânant dans les rues, en faisant étape à la pâtisserie Pinoli et au milieu des stands de la fête de la canne à sucre.

 

Nous quittons Morelia pour les hautes montagnes et le sanctuaire des papillons monarques à 3 200 mètres d’altitude.  Nous arrivons en fin d’après-midi. L’endroit est très calme. Pas grand monde, c’est vivifiant d’être au grand air sur ces hauteurs. Dans une boutique, je prends une leçon de crochet avec Aurora qui est déjà à l’œuvre. Nous passons la soirée un peu seul au monde à nous réchauffer au coin du feu avant une nuit très fraiche avoisinant les 0°C. Glagla, il a fallu rallumer le chauffage.

La promenade du lendemain se fait en deux heures, le temps de scotcher devant les grappes de papillons et les milliers de monarques qui prennent leur envol. C’est majestueux ! Et dire que la saison commence à peine. Nous sommes tous les 4 enthousiasmés par le site.

Mais il faut bien redescendre de la montagne, cap vers Teotihuacán en pensant faire halte à Tepoztlán que nous avons confondu avec Tepotzotlán ! Aïe ! Du coup pas de curiosité dans le secteur mais nous passons une soirée tranquille. Pour nous rendre à Teotihuacán nous avons opté de prendre la « carretera libre » (c’est-à-dire gratuite) mais la stratégie n’est pas la bonne sur ce tronçon car nous n’en finissons plus de passer des topes. Usant car il faut être tout les deux super attentifs à la route et Vincent est fatigué de freiner à tout bout de champs. Nous arrivons à Rancho Viejo à la nuit tombante.

 

par Isa

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