« Baja » ou Basse Californie

Nous sommes donc arrivés au Mexique le 27 octobre à Tijuana par le poste d’Otay qui nous a permis de faire toutes les formalités en un même lieu pour nos visas (d’une durée de 6 mois) et l’importation temporaire de notre maison (d’une durée de 10 ans). Un dernier petit aller-retour pour Vincent tout de même aux Etats-unis pour aller déposer les « papillons blancs » de nos visas américains pour signaler notre sortie du territoire car nous n’avons absolument pas vu de poste à la sortie nous le permettant de le faire.

Nous sommes donc en Baja, cette péninsule à l’Ouest du Mexique continental, et nous prenons la direction d’Ensanada pour avancer dans les terres. Nous trouvons un petit restaurant le soir qui nous autorise à stationner devant pour la nuit et nous flânons un peu en ville pour voir entre autres le spectacle d’eau sur la jetée. Le lendemain midi nous goûtons à la paëlla fraichement préparée sur le trottoir entre le resto et le camping-car. C’est bon de retrouver les fruits de mer ! Dans l’après-midi nous filons à la Punta Banda pour voir la « Bufadora ». C’est une vague cernée comme dans un entonnoir par les rochers et qui remonte très haut sur la falaise. Nous passons la nuit sur le parking après avoir discuté avec le gardien.

Le dimanche nous prenons la route et nous franchissons notre premier contrôle militaire qui s’avère brève et courtois. Nous avons lu tellement de chose sur le sujet que nous y voilà ! On s’arrête dans un camping à Cielito Lindo. Sur la plage les enfants ramassent des « sand dollars » qui sont de jolis coquillages plats avec une fleur sur le dessus, on aperçoit quelques dauphins et Vincent a la chance de les voir par transparence jouer dans les rouleaux.
Le lendemain nous roulons et arrêtons à Cataviña, la ville n’a pas grand intérêt mais il se fait tard et nous pouvons dormir gratuitement sur le parking d’un hôtel. Nous rencontrons des canadiens et dînons tous ensemble. Ils descendent au Sud de La Paz à La Ventana pour apprendre le kite surf, là où c’est apparemment un haut lieu de la discipline. Nous les reverrons peut-être dans quelques semaines ?

 

Le 31 octobre, nous arrivons enfin à Bahia de Los Angeles. La ville paraît très calme, au port nous achetons du poisson aux pêcheurs et allons prendre nos quartiers en peu plus loin sur la plage à « La Gringa ». Nous y avons passé 6 jours extraordinaires. Nous avons fait la connaissance de nos voisins Judi et Bob, des retraités californiens. Bob est pêcheur et part chaque jour en mer, Vincent l’a accompagné avec plaisir. Judi est bonne cuisinière et partage avec moi quelques bonnes recettes. Elle nous prépare au diner une jolie pizza « américaine » c’est-à-dire avec une pâte à pain d’environ 3 cm d’épaisseur qu’elle a préparée dans l’après-midi. Les enfants se sont baignés et ont joués avec leur chienne Baily. Ici, c’est régime fruits de mer : poissons, clams (palourdes) et même poulpe qui a valu une bonne rigolade avec les savoyards. Nous avons levé le camp au bout de 6 jours le cœur un peu lourd, Judi nous a même dit que Baily avait pleuré le départ des enfants.

 

Nous sommes donc maintenant le 6 novembre la destination est la ville de Guerrero Negro où nous avons bien l’intention de trouver le cadeau d’anniversaire de Melle Salomé. Notre mission est assez vite accomplie et nous retrouvons les escapades en soirée au pied du phare. En discutant avec des pêcheurs de retour de la pêche, Vincent découvre les « Callo de acha » et en achète un peu pour goûter. Ce sont des coquillages dont on mange le muscle blanc, un peu comme des noix de Saint-Jacques. Nous les avons mangés en ceviche et nous sommes vraiment régalés.

Nous avons fait un crochet à la Laguna Ojo de Liebre pour voir les salines et la lagune qui a cette saison est désertée sauf des abeilles. Nous ne pouvons malheureusement guère profiter de l’extérieur tellement nous sommes envahis. Nous devons le lendemain quitter la côte Ouest pour l’Est de la Baja où nous avons prévus de retrouvés nos copains savoyards le soir. Nous passons au passage à San Ignacio – visitons la mission et sa jolie place – et Santa Rosalia – la ville « française », sa « paneteria » (comprenez bien boulangerie, et oui !) et l’église Santa Barbara dessinée par Gustave Eiffel en 1889. Au camping de San Lucas, le soir on sort les bougies et les paquets pour arroser les six ans de Salomé. Elle est aux anges et n’en revient pas d’avoir des cadeaux et se demande bien quand nous les avons achetés. La surprise est réussie !

Vincent part en mer avec le « Capitaine David » de bon matin. Ils reviennent avec une jolie pêche : 16 bonites et 7 sierras. Le lendemain Wendy et Rick nous emmènent en mer voir les requins-baleines. L’expérience est unique et merveilleuse : la mer est très calme et nous avons dix spécimens en vue. Nous osons même nous jeter à l’eau pour nager avec eux. J’ai bien eu le frisson escompté à côté d’une bête de plus de 7 mètres. Dans l’après-midi, Clovis a trouvé un scorpion dans le seau où il jouait avec les coquillages, encore heureux qu’il nous l’ait dit immédiatement. Le dernier jour, nous faisons la connaissance de Jérémie, Aurélie et leurs deux garçons, Emilien et Clément qui sont en voyage tout comme nous depuis Halifax jusqu’en Amérique centrale.

 

Le dimanche nous quittons San Lucas direction Mulege. La ville est très jolie, nous déjeunons près de la mission et profitons d’une vue superbe sur l’oasis.
Nous faisons ensuite une pause sous un palapa de la plage El requeson de la Bahia Concepcion. Vincent peut encore une fois pêcher du matin au soir et nous profitons de la plage. Nous nous retrouvons à trois familles et les enfants s’amusent beaucoup. Les enfants font même classe tous ensemble dans une bonne humeur studieuse les pieds dans le sable. Et à table, c’est une vrai gavade de poissons et de clams. Cette plage a été l’occasion, une fois la nuit tombée, de revoir l’étonnant phénomène « phytoplanctonnaire » et le faire découvrir aux enfants qui l’avait manqué à Pismo Beach.

 

Prochaine étape : Loreto. Il est surtout temps de faire une pause laverie ! Un peu plus au Sud, l’arrêt à la playa Ligùï n’est pas une réussite mais le lendemain nous sommes autorisé à rester sur la plage de la réserve maritime à deux kilomètres de là avec Jérémie et Aurélie.

Le lundi 20 novembre, nous rejoignons la playa el conejo après une route sablonneuse un peu difficile. Vincent évite l’ensablement à l’arrivée en gardant un calme olympien. Nous passons la soirée autour d’un feu de camp face à la mer. Le lendemain, chacun suit son programme matinal bien rodé maintenant : Vincent à la pêche, Clovis au jeu, Salomé à l’école et moi dans mon rôle de maîtresse.

Nous sommes maintenant arrivés au Sud de la Baja et rejoignons La Paz pour réserver le ferry pour rejoindre le Mexique continental. Juste le temps de faire un crochet par la Ventana où nous sommes accueillis chaleureusement par les canadiens kite-surfers, Delena et Russ, au camping de la playa centrale. La dernière nuit est mémorable, nous n’avons pas beaucoup dormis car c’était apparemment jour de fête sur la plage et les basses n’ont cessées qu’au petit matin.
Le samedi 25 nous fermons le chapitre « Baja ». On prend le ferry TMC de La Paz à Mazatlan (14 heure de traversée), départ au 17h.

 

par Isa

3 réponses sur “« Baja » ou Basse Californie”

  1. Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris de nouvelles !
    Ben ça fait plaisir et c’est toujours aussi exaltant de suivre vos pérégrinations !
    Bravo El Pescadore pour les beaux coups de lignes !
    Mille bisous et bonne année 2018 !

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