Le Pérou, le Sud touristique

Après quelques jours de repos au camping de Caraz, en faisant un crochet à la laguna Paron, nous avons repris la route vers le Sud.

 

Notre première étape par le parc de Huascaran. Nous découvrons sur le flanc des montagnes les Puya Raimondii. Ce sont de hautes plantes de la famille des ananas. Elles semblent figées dans ce décor lunaire comme les flancs rocailleux qui les entourent.

Après une nuit sur ces hauteurs, nous crapahutons jusqu’au glacier de pastoturi. Nous sommes toujours ébahis par ces monstres de la nature même si on sait qu’ils ne font que reculer quelques soient leurs positions sur notre belle planète ! Ensuite, nous nous engageons sur la piste qui mène à l’Est. On se fait bien secouer mais ce n’est pas le pire des surprises car à quelques kilomètres et très rapidement nous nous retrouvons sous la neige, et une belle averse. Nous sommes contraints de nous arrêter. On espère que cela va s’arrêter pour pouvoir continuer à avancer surtout que le mal des montagnes me rappelle à l’ordre. J’ai une migraine de dingue et n’est qu’une envie : descendre de quelques mètres. Nous prenons la décision de repartir deux heures plus tard. Tout doucement, avec beaucoup de patience et de prudence, nous passons plusieurs passages périlleux qui nous obligent à chaque fois à mettre pied à terre pour s’assurer que nous pouvons passer ou dégager les pierres du chemin. Une fois arrivé au bord de la nationale, la PE-3N, nous sommes heureux mais surtout épuisés. Les émotions ont été très fortes !

Le lendemain nous commençons par un arbre pétrifié. Peut-être le phénomène géologique est-il extraordinaire, certes, mais je ne reste pas subjugué par ce que je vois sous un cercueil de verre comme Blanche-Neige ! Je le suis plus par les empreintes de dinosaures que nous voyons 20 kms plus loin !

 

Nous atteignons maintenant l’altiplano. Sans le GPS nous n’oserions croire que nous sommes autant en altitude. Nous rejoignons le « Santuario National Huayllay » et son « Bosque de piedras ». Ici s’élève au milieu de vastes plaines, un massif de roches sculptées par le vent, l’eau et les années. Le jeu est de deviner des formes. Il y a l’éléphant, le lama, la tortue, la couronne, l’homme et nous avons même trouvé une reine a qui ont fait le baise main ! Un vrai jeu d’enfant. L’endroit est désertique et calme. Le soir on campe au milieu du parc près de la laguna et profitons d’un magnifique couché de soleil.

 

Le Sud vers le Sud nous mènera à Cusco et la vallée sacrée mais au niveau de Izcuchaca on apprend que la route est actuellement en travaux et fermée entre 7h30 et 17h00.  Il faut avancé un peu maintenant et tôt demain matin pour ne pas rester bloqué !

Le cochon d’inde est une des spécialité culinaire en Equateur et au Pérou mais nous nous sommes pas encore lancé. C’est chose faite à San Jeronimo !  Nous commandons une version grillée. Ce n’est pas une découverte extraordinaire si on oublie de côté ragoutant de manger de se petit rongeur en voyant sa tête et ses petites griffes dans l’assiette.

Notre passage à Abancay est marqué par la rencontre avec Vicky, la gardienne de l’hôtel où nous stationnons. Elle a besoin que nous la conduisons le lendemain à une heure de là et en échange nous invite à prendre le petit déjeuner. Elle nous sert du « leche con maca » avec une assiette de brocolis, petits-pois et pommes de terre farcies au fromage. Comme ça sur le papier on se dit « pourquoi pas? » mais en réalité il a été un peu difficile de venir à bout de ce « festin ».  Sur le départ, Vincent s’aperçoit qu’un de nos pneu est à plat, il faut réparer en ville. Vicky doit finalement prendre un taxi pour se rendre à son rendez-vous.

Nous voilà arrivé dans la vallée sacrée à Ollantaytambo. Pas facile d’accéder ici car les rues sont très étroites. Vincent s’agace et finit par s’énerver. Pour la première fois depuis le début du voyage, il descend de « camping-car » pour demander d’arrêter de klaxonner. Attendre 2 petites minutes ne changera pas leur vie !!! Nous retrouvons une zone ultra touristique qui risque de nous irrité quelques peu ! Côté visite, nous optons pour la visite du versant Est du site archéologique. Il est gratuit. On ne retrouve pas à visiter en troupeau comme des moutons et les ruines sont suffisantes à contenter notre appétit de découverte. Dès le soir nous quittons la cohue pour retrouver le calme face aux Salineras de Maras. Nous profitons des magnifiques couleurs du couché et du levé du soleil sur les terrasses blanches ! Une vrai merveille !

 

A Cusco, nous revenons sur les traces de notre précédent voyage en 2010. Depuis le camping de Quinta Lala nous sommes sur les hauteurs de la ville et assez près pour nous y rendre à pied en 20 minutes. Le plus dur sera de remonté… Nous y retrouvons des amis : les suisses Sebastian et Melanie, les allemands Thomas et Billa et faisons la connaissance de nouveaux : les 10 pieds autour du monde, les croods trotters, Hélène et Alain. Nous avons déambulé dans les rues de Cusco pendant 3 jours, même été au cinéma voir « La prophétie de l’horloge » ou plutôt « La casa con un reloj en sus paredes » et je n’ai pas pu résister à m’acheter une nouvelle paire de botte qui rejoindront en France celle que je porte toujours et qui venaient de cette même ville. Elles sont magnifiques !

Pour clore le chapitre « Pérou », nous faisons une randonnée à « Rainbow Mountain », la montagne aux 7 couleurs. Pour nous y rendre on prend la piste à gauche avant le pont à l’entrée du village de Cusipata. Le départ est un peu dur car quelques véhicules arrivent en sens inverse, il est un peu trop tôt. Mais une fois le convoi passé nous grimpons tranquillement à 4500 mètres au parking qui se trouve à une heure de marche de l’objectif. Quelle chance ! Cet accès est ouvert depuis trois mois. Nous faisons une belle boucle en commençant par la « Vale rojo » qui est peu fréquentée et pourtant extraordinairement splendide puis par la « Rainbow Mountain » une fois que la foule est désertée le site.

 

Nous quittons le Pérou en ayant suivi exclusivement la cordillère et sans avoir posé nos roues sur le panaméricaine. Nous avons passé Paracas que j’avais pourtant très envie de revoir mais comme me l’as dit Didier, nous sommes souvent déçus par les lieux qui enthousiasment nos souvenirs. Alors c’est sans regret que nous filons notre route vers la Bolivie en ayant vu des paysages très différents de notre première visite du pays.

 

par Isa

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