La Bolivie

Le voyage est fait de choix et nos choix concernant la Bolivie ont été drastiques.

Nous passons la frontière à Desaguadero. Tout est neuf ici, le parking est désertique. Après l’immigration, le camping-car est soumis au contrôle sanitaire des agents du ministère de l’agriculture. Nous savons qu’il est interdit d’entrer en Bolivie avec des fruits et des légumes mais nous avions manqué l’info sur les graines et l’inspectrice a trouvé du quinoa dans le placard de la cuisine !!! ERREUR… Elle veut le prendre pour le jeter à la poubelle et là c’est contre nos convictions. Or de question de jeter de la nourriture ! Nous retournons nous stationner afin de le cuire et repasser la frontière 30 minutes plus tard. Entre temps 4 véhicules sont arrivés et il faut attendre…attendre…attendre…. a priori y’a pas que les bâtiments qui sont nouveaux, les agents douaniers aussi. Une fois passés, je « check » les documents qui ont 4 erreurs !!! Retour à la case départ pour rectification. C’est le première fois que l’on passe autant de temps à une frontière et j’espère que ce sera la dernière fois !

Enfin arrivés à La Paz, on commence pour remplacer deux pneus. L’un nous a lâché lors de l’ascension à la « Rainbow Mountain » (il avait déjà été réparé). Côté stationnement pour la nuit, le parking de l’aéroport est ici la meilleure option. Le lendemain, nous descendons à La Paz en téléphérique et de retour à El Alto nous flânons au marché (du jeudi) qui est soi-disant le plus grand d’Amérique du Sud (Dur de s’en rendre compte, il doit être impossible d’en faire tout le tour!)

En route vers Oruro nous faisons halte dans le village de Sica Sica. La police nous informe qu’il n’y a pas de problème pour rester sur la place centrale à dormir et que la ville est tranquille. Après coup, il a juste omis de nous dire qu’ils étaient en train d’installer la fête du village pour le week-end et ils nous ont réveillé à 4h du mat’ pour que l’on déplace le camion. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé mais c’est toujours loin d’être agréable !  Oruro n’est pas une belle ville. Notre seul objectif serait de trouver du propane. Mais pas moyen de négocier, la vente serait interdite aux étrangers. Le principal « hic » en Bolivie reste de trouver de l’essence à prix local et non au prix international, trois fois plus cher. Il faut négocier et jongler avec le bidon de 20 litres alors que notre réservoir fait 200 litres. C’est fatiguant…

Les routes, l’essence, les déchets et la froideur des boliviens auront raison de nous. Nous décidons de délaisser Potosi et Sucre. Nous mettons cap directement vers le nord du salar d’Uyuni et la ville de Salinas de Garci Mendoza.

 

Pour notre première nuit dans le secteur, nous voulons rejoindre les rives du salar à Coqueza en contournant le volcan Tunupa. Plusieurs personnes ont conseillé Vincent sur la meilleure piste. Mais une fois sur place, il est dur de distinguer la piste la plus fréquentée, d’une plus ancienne et surtout celle la moins humide. Les mirages sont trompeurs… Après trois tentatives infructueuses le soleil se couche et nous prenons la décision de rester au beau milieu de nulle part pour la nuit.

Au réveil, Vincent remarque à l’extérieur que nous avons eu de la visite. Il s’agit d’empreinte de Nandu, de la famille de l’autruche. Une vraie surprise ! Pour moi ses bêtes là traînaient sur d’autres continents ! Nous reprenons la route vers 6h30, Vincent a trouvé un lièvre : un bolivien qui, comme nous, cherche la meilleure piste pour rejoindre Coqueza. Nous y parvenons et pouvons petit-déjeuner l’esprit libre.

Maintenant nous partons à l’abordage de cette immensité blanche qui nous donne la sensation d’avancer en apesanteur ou de circuler au-dessus des nuages. Après avoir enduré péniblement de nombreuses pistes, mon chauffeur se régale ! Nous prenons le temps d’apprécier les lieux et l’horizon et restons l’après-midi et la nuit sur l’île aux cactus – Isla Incahuasi. Nous  nous sommes beaucoup amusés à faire de drôles de photos.

 

Nous quittons le salar par la ville de San Juan, traversons le salar de Chiguana et rejoignons la frontière du Chili au poste de Ollagüe.

 

par Isa

Une pensée sur “La Bolivie”

  1. Bonsoir à tous les quatre, nous ne manquons pas de vous suivre. Un grand merci de nous faire partager votre voyage. C’est génial. De gros bisous à vous tous et quelques uns de plus à Salomé. Joyeux anniversaire. A bientôt

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