Le Sud de l’Equateur

La ville de Salinas de Bolivar est écartée des routes touristiques d’Equateur. La seule motivation qui nous amène ici est notre infinie gourmandise, Yvan nous a indiqué cette adresse pour acheter du fromage et du saucisson. Et autant vous dire qu’après 15 mois d’abstinence nous sommes « grave » en manque ! Dès notre arrivée nous nous installons sur le parking de la fromagerie de la coopérative Salinerito et faisons nos premiers achats. On y trouve du fromage frais, du gruyère, du parmesan, du fromage à fondue et de la tomme.

La ville était connue à l’origine pour sa mine de sel à ciel ouvert. Aujourd’hui, la coopérative comprend plusieurs corps de métier pour produire du fromage, du chocolat, des huiles essentielles, du fil, du saucisson et du jambon. Ces activités se sont développées grâce à un missionnaire suisse qui est venu s’installer ici en 1978, le village était alors en grand déclin. C’est un renouveau pour cette ville.

Une femme nous indique qu’une autre famille française a élu domicile à la finca de Luis Cordova. Faisant les curieux nous allons voir Luis. Il y a bien une famille chez lui mais ils sont autrichiens.

Nous nous rendons donc au village de Los Arrayanes. Au bout d’une heure de piste, nous nous demandons un peu ce que nous venons faire là car l’endroit paraît abandonné de ses habitants. Que nenni !! Nous faisons la connaissance après 5 minutes de Jessica. Elle se propose de nous accompagner dès maintenant à la Finca à 3 kilomètres de là. Le temps d’équiper les ânes, les enfants enfourchent leurs montures et on est parti.

Nous qui pensions n’être que de passage furtivement mais durant les dix jours qui suivent nous faisons la connaissance des habitants du village et de la famille de David et Adelheid. Chaque jour a été comblé entre la traite des vaches, la fabrication du fromage, les promenades, les pizzas au four à pain, le marché de La Palma. Ana, une petite voisine de 13 ans vivant seule, a partagé son temps à jouer avec les enfants et aussi nos repas.

Rien ne soupçonnait dans ce village perché au milieu des montagnes au-dessus des nuages de telles rencontres qui marquent définitivement notre passage en Equateur et notre voyage. Pour chacun d’entre nous le départ est très difficile et nous fend le cœur.

 

Sur la route du départ, nous faisons office de ranchera (le bus local) pour amener les habitants espérant un véhicule sur le bord de la route pour se rendre au marché de Salinas. Nous n’avons jamais été aussi nombreux à bord, nous sommes 11.

Notre route vers le Sud nous ramène au pied du volcan Chimburazo mais de l’autre côté au Bosque Polylepis. Il n’y a personne à l’horizon, nous profitons avec les vigognes de cette vue incroyable.

 

Nous qui n’avions rien programmé… c’est jour de chance, nous arrivons à Guamote le mercredi soir et le jeudi est jour de marché. Il est très étendu de part et d’autres de la voie de chemin de fer.

 

Contrairement à son nom, le chapeau panama est originaire d’Equateur et en particulier de Cuenca. Nous avons donc visité le musée du chapeau et n’avons pas succombé et sommes ressortis chapeautés. Ici nous avons aussi fait la connaissance d’une famille franco-équatorienne. Nous sommes accueillis comme des rois et les enfants s’amusent comme des fous.

 

Pour nous rendre au Pérou, nous avons choisi de passer pas la frontière de « Balsas ». Elle est très peu fréquentée car la route du côté équatorien n’en est pas une, c’est une mauvaise piste et du côté péruvien la roue n’existe que depuis peu.

Nous faisons une halte rapide à San Pedro Alausi voir la belle locomotive qui mène les touristes en excursion à la « Nariz del Diablo » pour un prix fou. A Loja, nous visitons le musée de la musique qui au désespoir de Clovis n’expose aucun instrument mais raconte les grandes figures historiques de la région. Bonne surprise tout de même la gardienne nous montre le théâtre et le mirador. Nous achetons nos tickets pour le concert symphonique de demain soir et en attendant nous faisons un crochet au parc Pococarpus sur les hauteurs de la ville. Il y a de très belles balades à faire dans l’espoir de voir des animaux sauvages mais malheureusement le temps n’y est pas et nous ne ferons que profiter du panorama qui s’offre à nous. Le soir venu il n’y a pas grand monde au concert mais la venue de l’ambassadeur des Etats-Unis explique le déploiement des grands soirs.

 

Vilcabamba : la ville des centenaires. Certains vieux y auraient vécus jusqu’à 150 ans grâce aux particules d’or continue dans l’eau de la rivière.

A Valadolid, nous sommes accueillis par le missionnaire polonais de la paroisse qui nous offre à déjeuner. Et profitons de cette interlude pour fêter l’anniversaire de Vincent.

Nous passons notre dernière nuit en Equateur à Zumba. En chemin nous faisons la connaissance d’Erika et Melissa qui sont respectivement argentine et colombienne. Elles voyagent depuis la Colombie vers l’Argentine à vélo avec leur petite chienne Paquita. Nous chargeons les vélo à bord et passons la frontière ensemble.

Petite anecdote au passage, Vincent s’est fait une belle frayeur en crashant le drone dans les arbres. Après l’avoir localisé dans la forêt, un équatorien l’a aidé à le récupéré. Je ne sais pas quel miracle il se porte mieux que les avant-bras de Vincent (éraflés par les fourrés) avec seulement quelques égratignures aux hélices ! OUFFFFF……..

 

Nous quittons l’Equateur le 26 août avec en mémoire beaucoup de beaux paysages et de très belles rencontres même s’il reste tant à voir de ce beau pays.

 

par Isa

2 réponses sur “Le Sud de l’Equateur”

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