La Colombie

Nous sommes arrivés en Colombie il y a déjà plus d’un mois, le 24 mai 2018. Et j’étais à jour de nos récits mais voilà, j’ai un peu trop apprécié le temps qui passait et me voilà maintenant à la bourre. Autant vous résumer ce temps en disant que nous apprécions chaque paysage, chaque spécialité culinaire ou chaque rencontre. Nous allons de bonne surprise en bonne surprise… c’est au moins là l’avantage de ne pas avoir trop lécher notre visite du pays à l’avance.

Nous sommes donc arrivés à Carthagène des Indes le 24 mai et notre mission première est de récupérer le camping-car qui lui est déjà arrivé au port. Nous entamons la paperasse à la DIAN moins d’une heure après avoir mis un pied en Colombie, les sacs à dos encore sur le dos. D’une part nous voulons que ça dure le moins longtemps possible, et d’autre part nous sommes jeudi et nous le voulons pour le week-end. La fermeture des bureaux du port arrêtent pour aujourd’hui l’avancée des papiers, nous nous rendons en taxi dans le quartier de Getsemani, le quartier « backpackers » où nous trouvons un hôtel à 3 francs 6 sous pour la nuit. Nous profitons d’être à deux pas du centre-ville pour visiter « by night » et dîner dans un resto connu des cartageneros « El Coroncoro » qui sert des plats typiques colombiens. Nous mangeons une paisa qui nous rappelle celle que nous avions mangé au restaurant colombien de Los Angeles où nous avait invité Jacques. C’est un plat traditionnel composé de beaucoup de viandes (chicharone, saucisse, boudin, steak de bœuf, escalope de porc), un œuf au plat, du riz, de la banane plantain frite et une tranche de tomate pour la fioriture. Un plat donc très digeste pour un soir !!!

Le lendemain Vincent retourne au port seul et nous restons quant à nous à l’hôtel au moins jusqu’à l’heure du check-out. Pour le petit déj’ nous avons prévu, moi et les enfants, d’aller en ville, mais c’est sans oublier que Vincent est parti avec tout notre pécule. Nous faisons les poches des sacs à dos et des trousses d’école (les enfants y cachent quelques trésors !) et nous arrivons à dégoter 2 dollars 50. Nous partons donc à l’aventure car il faut trouver une panaderia qui acceptera d’être payer en dollars. La première est un échec. Salomé est extrêmement déçue car elle a faim et les pâtisseries étaient très appétissantes. Nous achetons d’abord des buñuelos toutes chaudes pour un dollar – ce sont de petites boules de fromage frites – et un peu plus loin trois pâtisseries avec le dollar qui nous reste. Nous retournons à l’hôtel où Vincent nous retrouve avec un grand sourire vers 13 heures : le camping-car est de nouveau sur la route. A nous l’Amérique du Sud !!

Cette étape est aussi l’occasion de revoir Pierre, Prerna et Amandine, une famille suisse que nous avions déjà croisée au Nicaragua et au Costa Rica. Ils sont malheureusement immobilisés dans l’attente de réparations sur leur camping-car.

Pour les premières courses au supermarché, je me perds un peu dans les prix. Ici 3 euros font environ 10 000 pesos colombiens. Mon cerveau ne répond pas et tout me paraît excessivement cher. Mais rien d’affolant j’ai cette sensation à chaque changement de devise ! Il faut que je m’accorde quelques jours le temps de m’habituer.

Nous apprécions beaucoup le dynamise et l’effervescence des rues de Carthagène, les calèches qui promènent les touristes, les vendeurs de confiseries, les vendeurs de rues et les saltimbanques au milieu de ces maisons très colorées. Nous faisons le tour des remparts d’où on admire la mer Caraïbe et en ville la construction d’une arène en bois. Ça paraît complètement dingue à notre époque de construire un bâtiment pareil : un théâtre-cirque qui nous rappelle les arènes romaines à la Jules Caesar !

 

Nous quittons Carthagène des Indes pour la côte Sud. Nous achetons sur un bord de route un régime de petites bananes gardées par les perroquets verts aux allures de tenanciers. Nous croisons aussi deux français, Aurélien et Annaëlle, qui entament leur périple en Amérique du Sud à vélos. Nous remplissons leurs gourdes d’eau et leur souhaitons beaucoup de courage pour la suite. En fin d’après-m’ nous nous posons les roues dans le sable à Tolú à quelques mètres de la mer. Depuis notre arrivée en Colombie, il fait toujours aussi chaud. Le lendemain, Marina la petite voisine et camarade de jeu de Salomé se fait mordre par le chien Rocky. Les esprits s’échauffent dans le quartier car la grand-mère de Marina et le propriétaire du chien ne s’apprécient pas et « mamie » se promène autour du camping-car une hache à la main pour faire sa fête au chien ! Qu’est ce qui va se passer ? Nous ne saurions rien de l’avenir de Rocky car nous levons le camp dès le lendemain matin. Le vent a tourné et nous ne nous sentons plus à notre place.

 

Nous roulons maintenant en direction de la grande ville de Medellin et faisons halte pour la nuit à côté d’une station-service à El Jardin. Des enfants jouent sur le parking alors qu’il est déjà tard. En rigolant Vincent leur dit : « Vous n’êtes pas couchés ? Il y école demain ! » De là les enfants répondent qu’il n’y a pas école demain car la ville est en alerte rouge !!! ???? Vincent discute alors avec les chauffeurs routiers aussi à l’arrêt pour quelques heures, il nous informe qu’un barrage en cours de construction sur la rivière Cauca menace de céder et que par conséquent tous les villages en aval sont en cours d’évacuation. On décide de dormir quand même ici et de partir de bon matin.

Nous quittons de spot dès 6h30. Le petit-déjeuner attend notre sortie de la zone d’évacuation et le retour au calme à Puerto Valdivia. Les militaires ont établi leurs camps ici tout comme la Croix Rouge.

Après une petite virée sportive dans le centre ville de Medellin, nous sommes ravis de retrouver le soir nos amis Eudes, Angie et les enfants à Santa Elena sur les hauteurs de Medellin.

Le lendemain nous descendons par le métro câble et le câble jusqu’à la place Botero. Les sculptures amusent beaucoup les enfants. Ici nous avons pris de l’altitude et il fait beaucoup plus frais même froid. Nous avons droit à ce qu’on appelle une belle journée d’automne à la française, brumeuse et pluvieuse au coin du feu. Il ne manque que les crêpes et le caramel au beurre salé !

 

Après Medelin, voici la ville toute en couleurs de Guatape. Toutes les constructions se caractérisent ici par des bas-reliefs au goût de ses habitants : des voitures, des scènes de la vie quotidienne, des paysages, des fleurs, des animaux… Nous faisons la rencontre de Valérie, Jérôme et Charles qui se sont installés ici après avoir traîner sur les routes d’Amérique du Sud pendant un an.

Salomé est ravie de pouvoir profiter d’un cours de guitare et d’un de piano au centre culturel. L’aire de jeu située juste à côté nous permets également de connaître une autre famille française qui boucle son voyage en « sacs à dos » autour du monde. Leur p’tit nom : 300 jours du monde. Les jumeaux ont 5 ans et l’entente des quatre ne se fait pas trop attendre ! Ils courent dans tous les sens. Clovis me surprend même en accédant au sommet de la structure de jeux. Il prend de l’assurance mon ‘ti loup ! Le lendemain nous marchons jusqu’à une cascade que personnellement je ne verrais pas mais seulement Vincent car pour y accèder cela relève d’une séance d’escalade au milieu de la rivière à laquelle je ne souhaite pas me confronter.

Nous ne pouvons pas quitté Guatape sans faire une virée au sommet de la Piedra del peñol qui est l’emblème du coin et d’où l’on apprécie une vue panoramique absolument sublime sur le lac et sa multitude d’ïlots. Le soir nous retrouvons autour d’une michelada des amis mexicains, Manuel, Magali et Javier, déjà croisés au Costa Rica et qui vont eux aussi vers le Sud. Et vous le croirez ou non, nous rencontrons un argentin qui a dans son combi l’écharpe du FC Nantes !!

 

Maintenant il faut penser un peu pratique et faire le plein de propane. C’est la première fois depuis que nous sommes en Amérique du Sud et nous ne savons pas comment cela va se passer car les usines n’autorisent que rarement des véhicules extérieurs à entrer sur les sites de chargement et les raccords de remplissage ne sont pas les mêmes qu’en Amérique du Nord et centrale. Sur les recommandations de Valérie et Jérôme, nous allons voir John à Rio Negro qui pourrait si nécessaire réaliser un adaptateur. Après 3 heures de réflexion et de discussion avec des livreurs de gaz, nous avons le plein de propane, nous n’avons pas d’adaptateur et nous avons passé un bon moment avec John.

Nous avons l’après-midi pour nous rendre à Santa Fe d’Antioquia. La ville est seulement sur l’autre flan de Medellin mais la circulation est mauvaise. Nous nous retrouvons à l’arrêt dans un tunnel de 4,6 kms qui n’est pas ventilé. Nous sommes vite immergés dans les gaz d’échappement. C’est une situation très angoissante et sans même se concerter nous repérons Vincent et moi les borne SOS et les issues de secours. Cela aura duré une vingtaine de minutes et valu une jolie petite frayeur !

Nous nous installons pour la nuit devant la chapelle du cimetière à cinq minutes du centre-ville. Le spot est nickel et nous profitons de la ville pendant deux jours. En se promenant dans le cimetière avec Clovis, Vincent voit quelques tombeaux ouverts et même un cercueil. Brrr… le cadre idéal pour un film d’horreur !

Un peu plus au Sud, à Jardin nous retrouvons, une fois n’est pas coutume, les « Escapades » et faisons la connaissance des « En avant tou’t », Jean-Philippe, Sarah, Jovanni et Jade. Nous sommes ravis de les avoir rejoints pour pouvoir arroser ensemble les anniversaires d’Eudes et de Melle Elisa.

En ville, installés pour boire un bon café colombien sur la place principale, nous envoyons Salomé faire quelques emplettes aux vendeurs de fruits et légumes. Elle se prend au jeu et c’est drôle de l’observer de loin jouer à la marchande et essayer de se faire comprendre en espagnol. Un bon exercice pour elle et un peu de calme pour nous.

Le mercredi nous nous rendons tous ensemble à la « Cueva del esplandor ». La jeep vient nous chercher à 11 h à la truchera (où nous avons élu domicile chez Magdalena et sa famille) pour nous mener sur les hauteurs de Jardin. Nous avions craint un peu de ne pas pouvoir accéder avec les enfants car le chemin est étroit et glissant mais nous y sommes tous arrivés et avons découvert un très beau site naturel.

Le temps est très changeant. L’alternance entre grand soleil, pluie et froid est très rapide. On suit l’humeur du temps et prenons LE temps ! Les enfants aussi profitent aussi des copains ! N’oublions pas l’expérience inédite du téléphérique appelé ici « La Garrucha ». Pas question d’être sujet au vertige ou vous êtes bon pour faire la boucle à pied ! Je suis heureuse d’être monté à bord avec Sarah et les enfants et non pas comme Angélique qui se retrouve avec les hommes qui s’amusent à le faire tanguer ! De vrais gamins !!

Nous quittons Jardin après cinq jours.

 

A La Pintada nous nous « farnientons » sur le bord de la piscine où le bonnet est obligatoire. Voilà de vieux souvenirs de gamine ressurgissent : la piscine de Saint Brevin ou les cours de piscine à la piscine du Pellerin ! Quand je vois nos tronches, je confirme que le bonnet de bain ne va à personne !!! Et d’ailleurs, je me dispense de vous mettre les photos ! Salomé se lance sur le grand toboggan toute seule avec un peu d’appréhension au départ puis avec de plus en plus d’assurance. Le maître-nageur l’appelle même par son prénom, elle n’en finit plus ! De son côté Clovis prend de l’assurance, il en oublie même ses brassards et saute confiant dans le grand bain, mais rassurez vous nous l’avons vu faire et il n’a même pas eu le temps d’avoir peur, juste le temps de se rendre compte qu’il en avait encore besoin !

A Manizales nous faisons étape pour faire un point mécanique, vidange et vérification des roulements. Nous dormons deux nuits à une station d’autoroute à l’entrée de la ville qui surplombe la ville et où nous sommes reçus comme des rois. Ils nous offrent quatre maillots de l’équipe de foot de Colombie, mondial oblige. Ils jouent le lendemain matin, Vincent regarde le match à la télé parmi les ouvriers de l’Autopista del cafe ! Y’a de l’ambiance !

La vallée de Cocora a été pour nous une déception. La vallée est vraiment verdoyante mais « pouristique » ce qui gâche le plaisir. Après avoir essayé de négocier pour stationner nous décidons de redescendre à un petit restaurant que nous avions repéré en arrivant. Et ici nous négocions un stationnons pour la nuit et on y déjeune. Et ça valait le coup, nous nous sommes vraiment régalés ! Nous avons quand même pu profiter du frais et du calme de ces verts pâturages ponctués des cocotiers les plus hauts du monde sans entrer dans le parc.

 

Le désert de Tatacoa. Voilà une autre destination très prisée de la Colombie et nous n’avons aucune envie que l’expérience des jours précédents se répète. Pour y accéder depuis le Nord nous bifurquons à Pueblo Nuevo sur la piste, un peu sceptique sur la faculté du camping-car à passer par ici mais comme d’hab’ ça le fait avec du calme et de la sérénité, même s’il faut avouer que la sérénité a été mise à rude épreuve lors du passage angoissant bien que court des deux tunnels et du pont ! Une chose est sûre : cette piste en vaut la peine car nous avons traversé de petits villages parmi les rizières et les champs de coton.

En arrivant, le paysage a pour nous un air de déjà vu et nous rappelle beaucoup le parc national de Bryce Canyon aux Etats-Unis avec ces grandes cheminées de terres rouges entre lesquelles nous divaguons. Nous sommes le week-end, l’endroit est fréquenté par les touristes colombiens et étrangers mais aucunement surchargé et il garde tout son charme.

 

Le dimanche, nous quittons le désert pour nous rapprocher de la frontière équatorienne. Aujourd’hui, la Colombie affronte la Pologne. Chaque habitant a arboré les couleurs de son pays. L’heure est à la fête 2 heures plus tard ! Ils les ont battus 3 buts à 0. Au détour du village de Hobo, des colombiens nous offre un verre. On reste à discuter presque une heure et en profitons pour faire nos achats de fruit et légumes…qu’ils nous offrent !! La nuit approche et il faut accélérer un peu le cadence pour trouver à se poser avant le noir. Nous profitons de la vue sur le lac artificiel et trouvons un spot avec magnifique vue panoramique sur le barrage.

Au matin, alors que nous faisons classe avec Salomé, un couple de colombiens vient nous saluer. Ils sont en moto et rentrent de week-end. Ils nous invitent à déjeuner chez eux aujourd’hui à une quarantaine de kilomètres de là, à Garzón. Quand nous arrivons Fabio nous attend au portail et Sandra est aux fourneaux. Elle prépare un repas vegan. Encore une occasion d’apprendre de nouvelles façons de cuisinier et découvrir de nouveaux goûts. Je suis très étonnée par ses galettes de gluten et son gâteau. En échange je partage avec elle notre levain voyageur.

Ensuite c’est la ville de San Agustin qui est sur la route et ses sites archéologiques. Mais avant de visiter on fait le plein de courses et profitons de faire faire quelques bricoles nécessaires dans le camping-car dont des loquets pour verrouiller deux placards s’ouvrent inopinément sur les pistes. Pour le reste de la journée, on s’installe près du stade le long de box à chevaux. Foot au programme pour Vincent et repos pour moi qui suis passablement barbouillée. Le lendemain, de nouveau d’attaque, nous allons visiter le parc archéologique et faisons la connaissance des nombreuses statues de pierre gardiennes des lieux.

Nous envisagions de prendre la frontière à San Miguel qui n’est pas celle de la panaméricaine et beaucoup moins fréquentée. Nous avions ainsi l’espoir de passer  plus rapidement car en ce moment c’est l’affluence avec les migrants  vénézuéliens. Mais sur les conseils de Vincent et Patricia (des français qui tiennent une bijouterie à San Agustin) nous remontons un peu au Nord vers Popayán car ils nous ont convaincu que la route du Sud ne s’appelle pas la route de la mort pour rien. Il y a un peu plus de 80 kilomètres et il nous a fallu 6h30 pour nous y rendre. La route n’est pas intégralement goudronnée et la piste n’est pas bonne. Une vraie aventure ! Sans parler qu’en arrivant nous ne passons pas outre le centre-ville qui est en parti barré, jour férié oblige, priorité aux piétons ! Vincent est rincé à la nuit tombée !

 

Après une bonne nuit de sommeil au calme près du parc Benito Suarez, nous visitons le centre historique de la ville. Nous nous refugions dans un magasin de musique le temps d’une averse mais malheur… une guitare fait de l’œil à Salomé et Vincent. Salomé ressort quelques minutes plus tard son nouvel instrument en bandoulière. Bref de plaisanterie, maintenant va falloir bosser !!

Nous sommes invités en fin d’après-midi chez Christian qui habite avec ses parents, sa fille et « une amie de la famille » Marcella, qui, on le présume, est sa petite amie. Ils ont mis la table pour nous seuls et nous regardent manger des empenadas et des tamales. C’est toujours une drôle de sensation, nous nous sentons à la fois mal à l’aise et honorer de l’accueil qu’ils nous font ! Il nous indique les bons plans à voir en Colombie et au Nord de l’Equateur qu’il connaît bien car il est guide de haute montagne et Marcella nous apprend quelques pas de salsa.

Au moment de départ le lendemain, je « check » l’intérieur du camping-car pendant que Vincent s’occupe de l’extérieur. Et là c’est la tuile… enfin la fuite ! Il y a une tâche d’huile sous le pont arrière. Vincent retourne voir Christian pour savoir s’il connaît un mécano ici. Nous le contactons même si nous sommes dimanche. Il vient voir et confirmer que c’est bien une fuite de l’huile de différenciel du pont arrière due à un choc dans le carter. Nous sommes certains que c’est suite à un choc sur la piste il y a deux jours. Le rendez-vous est pris pour demain 9h pour faire les réparations. En attendant on ne bouge pas du parc et faisons la connaissance des voisins voyageurs (argentins, allemands, américains et anglais) qui se sont installés à côté de nous. Et oui c’est un point « Ioverlander » fréquenté car gratuit et à seulement 5 minutes du centre !

A 9h le lundi, personne ne pointe le bout de son nez. A 9h30, on ne va pas attendre plus longtemps et allons dans le quartier des mécanos et essayons de trouver par nous-même. La chose est rapide. Après un premier essai chez Renautos qui peut faire les travaux mais seulement demain, il nous indique un de ses confrères qui lui nous fait la réparation dans les deux heures. Royal ! Nous sommes de nouveau d’attaque ! Direction plein Sud sur la panaméricaine.

La laguna de la Cocha nous a été vivement conseillée par Christian et effectivement nous aimons beaucoup l’endroit même si la priorité ultime est de trouver un endroit pour visionner le match de la Colombie à 13 heures ! La 1ère mi-temps au calme et la 2ème dans une discothèque avec grand écran. Malheureusement la coupe du monde s’arrête là pour eux, après les hauts et les bas du match, ils sont très déçus ! Mais avec tout ça nous avons sauté le déjeuner. Nous prenons place dans un resto et dégustons la truite du lac. J’en profite pour faire une petite leçon de tricot et apprendre un nouveau point avec la propriétaire qui tricote des ponchos qu’elle revend. Ici, nous nous sentons très bien, installés sur le bord du canal parmi les maisons sur pilotis très colorées.

Nous nous rapprochons de plus en plus de la frontière et avant de l’atteindre nous faisons une dernière halte au sanctuaire de Las Lajas, une cathédrale a été construire à cheval d’une profonde gorge. Idée complètement folle mais l’architecture est impressionnante. Garés face au site à 5 minutes à pied nous profitons à la nuit du jeu de lumières psychédélique qui l’illuminent. Wouahh !

 

A 30 minutes de là, nous sommes déjà à la frontière d’Ipiales. Avec les échos des uns et des autres, nous croisons les doigts et espérons que tout va se passer assez vite. Il est 9h30. La file d’attente est déjà longue du côté colombien pour les formalités de sorties. Nous profitons de la file pour les familles et passons en une heure. Nous passons ensuite de pont frontalier et entamons notre entrée en Equateur. Après le dispensaire qui certifie la bonne vaccination contre la rougeole des enfants, nous avons les cachets d’entrée sur nos passeports.  Nous remercions d’ailleurs vivement notre médecin en France d’avoir accepté de nous faire un certificat de vaccination est espagnol qui nous a facilité la vie. Reste plus que le camping-car et première fois depuis 14 mois, outre la paperasse il ne subit pas d’inspection à l’intérieur.

Il est 12h. Nous sommes en EQUATEUR !

 

 

par Isa

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