Le Panama

Nous arrivons au Panama le 27 avril. A la frontière, deux cousins français passent au même moment, ils voyagent depuis le Mexique avec leur van. Anthony et Thomas nous accompagnent à un point ioverlander dans la ville de David. 

Le Panama est le plus méridional des pays d’Amérique Centrale. Après de multiples réflexions, discussions, tergiversations – dont quelques copains n’ont pas manqué de rire et c’est de bonne guerre – nous préparons notre traversée vers la Colombie. Il n’y a pas moyen d’aller en Amérique du Sud par la route et le bouchon de Darien.  Le camping-car prendra donc un cargo entre le port de Manzanillo à Colon et celui de Carthagène. Celui-ci est prévu le 21 mai. Quant à nous, nous prendrons l’avion en liaison directe le 24 mai. Il faut s’organiser mais nous avons encore un peu le temps de voir venir. 

Tout d’abord, nous voulons revoir les copains, Manue, Ludo et les enfants qui ont déjà déposé leur véhicule au port et rentrent dans quelques jours en France après 11 mois de voyage. Ils étaient les premiers voyageurs que nous rencontrions lors de nos préparatifs en 2016 et nous voulons mettre un point d’honneur à les revoir encore une fois si loin de notre belle France. Nous allons ensemble aux écluses du canal de Panama, à Pedro Miguel, observer les énormes cargots passés de l’Atlantique au Pacifique. Nous fêtons ensemble l’anniversaire de la jolie Fleur qui souffle ses cinq bougies. Côté stationnement, nous n’aurions jamais cru pouvoir rester dormir en plein centre ville dans un quartier résidentiel tout près de leur hôtel, avec une luciole comme invitée.

 

Nous quittons ensuite la ville pour les rives du canal de Panama à Gamboa où nous sommes rattrapés encore une fois par la famille Lacroix. La saison des pluies a commencée et il pleut tous les jours par averses. On comprend pourquoi ce pays est si vert. A quelques kilomètres, le parc de Soberania est mondialement réputé pour sa faune et particulièrement pour sa réserve ornithologique.  Nous y avons fait une jolie promenade très sauvage malgré la réputation du lieu. Clovis repère de lui même un paresseux.  Nous restons à dormir sur ses hauteurs, à l’orée de la « rainforest », les singes hurleurs et les cargots en visus.  L’endroit est plus silencieux que la ville bordée par le chemin de fer.

 

Nous devons maintenant penser à préparer le camping-car pour sa traversée. Nous avons prévu de faire du « workaway » près de Portobello pour s’y préparer tranquillement. Pour ceux qui ne connaissent pas ce système, il s’agit d’un échange de service, nous nous engageons à travailler pour eux en échange d’un logement. Cela nous permet d’économiser les dépenses d’hôtel en l’absence de notre maison roulante, évite de plomber le budget « traversée » déjà coûteux, de nous poser au calme quelques jours (le rythme est parfois un peu difficile pour les enfants et de faire un peu de ménage et du rangement) et de rencontrer des autochtones. Petit bonus, en travaillant, nous apprenons un vocabulaire espagnol plus varié.

Nous sommes accueillis à Rancho Juancho, juste avant Portobello sur la côte caraïbe, par Eddy, Veronica et Elizabeth leur petite fille de deux ans. A notre arrivée, nous sommes restés sceptique sur notre faculté d’accès à leur propriété car la pente d’accès avoisine les 20 %. et nos 5,5 tonnes pourraient bien nous mettre des bâtons dans les roues. Mais la nuit porte conseille et Vincent se lance le lendemain matin. Grande surprise, l’ascension se fait sans grande difficulté !! Yes !

Nous restons une semaine ici avec notre maison après quoi nous retournons à Panama City pour l’inspection de police du véhicule nécessaire à la Douane. Le quartier n’est pas reluisant et la police insiste bien sur le fait d’être extrêmement prudents. Nous allons aussi payer le shipping  aux bureaux de la société HOEGH AUTOLINERS (en cash, eh oui c’est tout à fait possible !) et payer notre transitaire. Nous voilà en plein dans les formalités qui nous rebutaient ! Nous faisons une pause détente le soir avec une autre famille française en camping-car : Patrick, Céline, Yban et Amélie.

Et c’est reparti dès le lendemain, direction Colon pour nous séparer de notre maison. Cela prend 4 heures entre le bureau des douanes et l’inspection du véhicule. A 17 heures, nous sommes dans le bus qui nous ramène à Rancho Juancho. Drôle de sensation de laisser derrière nous le camping-car. Mais nous avons pu le voir passé au large depuis les hauteurs de Rancho Juancho à bord du Suzuka Express.

 

Nous ne voyons pas la semaine passée. Les propriétaires sont partis en vacances au Venezuela. Nous prenons en charge l’accueil des clients et l’entretien des cabanas avec Alexandra une volontaire tout comme nous et sur la même durée. Vincent creuse un fossé, débrousaille, répare les toilettes, les tuyaux d’eau. De mon côté, j’aide aux petits-déjeuners quand il y a des clients, au ménage des cabanas et fait de la peinture murale pour égayer les lieux.

 

Nous avons tout de même eu l’occasion de visiter le secteur. L’intérieur des terres pendant une journée avec la famille, Portobello, la plage de Langosta (quelques peu gâchée par une bonne rincée) et Isla Grande avec Alexandra.

 

Nous avons quitté Rancho Juancho et ses habitants le jeudi 24 mai avec un petit pincement. Nous avons passé de très beaux moments d’échange avec cette famille Colombiano-Vénézuélienne du Panama ponctué par la fête d’anniversaire de Melle Elizabeth.

 

par Isa

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