Notre première quinzaine au Costa Rica : le Nord, la côte caraïbe et San José

YNous abordons les routes du Costa Rica par le Nord et, dès le deuxième jour, elles nous malmènent juste à la fin de la piste entre San Rafael et Nueva Arenal et un des pneu du jumelage arrière éclate. Après avoir mis la roue de secours, nous nous posons sur les bords du lac. C’est ici que nous avons l’opportunité d’observer un toucan de très près après qu’il se soit fracassé contre une vitre du bâtiment du parc. Il est KO mais reprend son vol 10 minutes après. A la nuit tombée un van s’installe près de nous. Salomé va à leur rencontre pour faire connaissance. Ils sont argentins – Walter, Natalia, Lara et Ramiro (Haciendo mas con menos) – et sont en voyage depuis plus d’un an depuis leur domicile en Argentine. Tandis que nous allons cap Sud, eux vont cap Nord.

 

A 17 heures le lendemain, nous changeons deux pneus à Ciudad Quesada après avoir cherché toute la journée un garage ayant les pneus adéquats. Le soir nous devons trouver un stationnement pour dormir en ville. Refusé au Mc Do, refusé au Maxi Pali et refusé à la cathédrale alors qu’il est écrit sur une grande pancarte : « Jesus-christo es la solucion ! » Et en plus ça ne les fait même pas rire ! On se rabat sur un terrain vague à une cinquante mètres. Loin d’être le spot idéal, nous avons tout de même passé une nuit sans turbulence.

Nous visitons le parc national Braulio Carrillo au petit matin après avoir passé cette nuit pluvieuse à l’entrée. Nous avons été autorisé à y rester après avoir promis de ne pas nous aventurer dans le parc en pleine nuit. Mais de toute manière après le discours que le responsable vient de nous tenir sur la population de serpents dangereux dans le secteur, je ne suis pas tenté une seconde. Les enfants s’amusent à traverser le cours d’eau suspendus à un filin et pour la première fois nous croisons le chemin de deux pecaris, des cochons sauvages.

 

Ensuite direction la côte caraïbe. La route à l’approche et pour traverser la ville de Límon est très fréquentée par les poids lourds qui se rendent au port chargés de containers. Il est difficile et fatiguant de circuler. On fait donc une pause pour reprendre la route après dîner, une fois la route libérée.

Nous arrivons à Cahuita le lendemain à 10h et partons directement à l’assaut du sentier du parc. Le prix de l’entrée se fait par donation et au choix de chaque visiteur. J’ai amené dans mon sac de l’eau et un en-cas, et j’ai bien fait car une fois embarqués dans l’observation des habitants de la côte nous passons toute l’après-midi les yeux grands ouverts. Pour le soir nous allons au terrain de foot. Il y a déjà un camping-car. Salomé dit : « C’est celui d’Amandine ! ». Et effectivement, il y a bien un drapeau suisse à l’arrière, nous retrouvons ainsi la famille suisse que nous avions rencontré à Granada.

Nous décidons le lendemain de retourner visiter le parc national de Cahuita, le pique-nique, les maillots, masques et tubas dans nos sacs et de suivre le sentier jusqu’à Puerto Vargas, soit une marche de plus de 10 kilomètres. En guise de leçon du jour, Salomé est chargée de noter sur un carnet le nom de tous les animaux que nous voyons et de les comptabiliser. Elle a du travail car nous avons vu pas mal aujourd’hui : des singes capucins, un basilic, un python, des araignées, des crabes bleus, un coati, des paresseux, des singes hurleurs, un raton-laveur, des papillons bleus, des lézards, des chauves-souris, un agouti, un toucan, des fourmis rouges, des termites et des pagures que nous connaissons sous le nom de bernard l’ermite.

 

Nous avons beaucoup apprécié ce lieu tout comme Punta Uva où nous restons 3 jours à l’ombre des cocotiers, les pieds dans le sable. Nous rencontrons un couple de grands voyageurs français, Marie-Hélène et Daniel et nous nous régalons de leurs aventures à travers l’Asie, l’Afrique… Un soir, nous entendons une noix de coco chutée à 4 mètres de nous, Vincent va pour la ramasser mais surprise ce n’est absolument pas une noix de coco mais un paresseux qui vient donc de faire une chute de 5-6 mètres. Il est complètement KO, nous ne savons pas s’il va s’en remettre, nous profitons de ce temps pour l’observer et s’assurer qu’il va bien et l’accompagner au premier arbre qui lui plaît. Il prend son temps mais finit par s’enhardir.

 

Le week-end suivant nous sommes accueillis en couchsurfing par une famille à San José. Nous rentrons dans les terres pour y être vendredi soir. Nous faisons halte à Cachi dans une entreprise piscicole, où nous en profitons pour acheter quelques truites que nous préparerons à nos hôtes, au mirador de Ujarràs d’où nous avons une vue panoramique de la vallée verdoyante d’Orosi et à Cartago à la basilique Notre dame des Anges.

 

Le soir, comme prévu, nous faisons la connaissance de Natalia, Pablo et leurs enfants Emmanuel et Marcelo. Natalia est bilingue, ce qui facilite la conversation et nous permets de nous corriger quand nous parlons espagnol. Ils nous ont fait découvrir leur région et leurs spécialités culinaires dont le plus grand empenada du Costa Rica. Nous avons trouvé des gourmands à notre niveau et une merveilleuse famille !

Le lundi, nous accompagnons à son travail Natalia qui est institutrice dans une école bilingue espagnol/français. Nous faisons la connaissance de 3 classes équivalentes aux CM1 et CM2 en France. Les enfants sont très curieux, posent beaucoup de questions et je suis surprise de leur très bon niveau en français et certains connaissent même la Marseillaise.

Avant de quitter la capitale, nous changeons les plaquettes de freins arrières. Et ce n’est pas du luxe !

 

par Isa

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