Le Nicaragua

En quittant le Guatemala le programme est de rejoindre très rapidement le Nicaragua et de passer la visite du Salvador et du Honduras. Cela nous prend deux jours aux bouts desquels nous sommes exténués et fatigués de toutes les paperasses des passages de frontières mais heureux d’atteindre notre objectif de rejoindre près de León nos amis Eudes, Angélique et les enfants  que nous avions quitté au Mexique. Ils nous attendent avec une croziflette, toujours aussi gourmands, on ne se refait pas !

Sur notre parcours au Nord du pays nous nous arrêtons voir le volcan Masaya à la tombée de la nuit pour apprécier pleinement son rougeoiement. C’est à la fois très satisfaisant de se trouver sur le bord de ce cratère et aussi un peu décevant de n’apercevoir qu’une infime lueur de lave en son creux. Je m’étais peut-être déjà fait un film avant… mais je pense aussi surtout que son activité est fluctuante.

Etape suivante : la ville de Granada. Nous nous stationnons sur le parking de la croix route à 5 minutes du centre-ville. Mais ici la chaleur est accablante et nous avançons au ralenti. L’après-midi le thermomètre se rapproche des 45°C. Nous sommes en cuisson lente dans cette cuvette ! Nous sommes trois camping-cars : nous, les « Escapade » et une famille suisse avec qui nous faisons connaissance. C’est aussi ici que nous recroisons Anthony et Katherine du projet Edu Car T. Pour la dernière nuit, nous allons sur les rives du lac espérant un peu plus d’air qu’en ville. Nous sommes garés sous un manguier, ce qui explique les bruits de cette nuit mais ces mangues bien juteuses nous régalent au petit-déjeuner.

Puis nous descendons vers la côte Pacifique vers Popoyo qui est très prisé des surfeurs mais pas facile de trouver à se poser pour pas cher. Nous nous installons un peu plus au Nord dans un village de pêcheurs, El Astillero. A dix mètres de la plage, coucher de soleil sur les lanchas échouées en attendant de retrouver la mer au lever du jour.

Le lendemain matin, des pêcheurs voisins rentrent de la pêche chargés d’une raie manta de 80 kilos. Nous leur en achetons un morceau et c’est tellement bon que nous retournons en acheter un autre morceau pour plus tard. En fin d’après-midi, Daniel et Doris, les enfants de César le propriétaire du terrain, viennent jouer avec Salomé et Clovis.

Le jeudi, Vincent a convenu avec des pêcheurs du village de partir en mer avec eux à 4h30. Ce n’est jamais une épreuve pour Vincent de se lever à cette heure pour la pêche ! Côté plage, la musique est très forte dès ce matin et il y a plus de monde qu’hier. Nous sommes en pleine semaine Sainte et on s’y attendait un peu car ce sont les vacances pour beaucoup de Nicaraguayens qui viennent profiter de la plage et faire la fête. Un peu dur à subir aujourd’hui avec la migraine que nous tenons Vincent et moi mais après réflexion, il n’est pas utile d’incriminer nos voisins très bruyants mais plutôt l’absence de café ce matin. 10 minutes après un bon kawa, nous recommençons à avoir les idées claires ! Quel soulagement ! C’est moche d’être ainsi addicte !

Maintenant nous avons très envie de calme. Nous aimerions nous poser sur le bord du lac Nicaragua face aux volcans Concepción et Maderas de l’île d’Ometepe. Aujourd’hui c’est vendredi saint, autant vous dire que les festivités battent leur plein et il est difficile de trouver un endroit calme pour la soirée. Après plusieurs tentatives infructueuses, nous repérons sur Maps.me un restaurant « Hacienda Amaya ». Nous décidons de nous y rendre, d’y dîner et de demander à rester sur leur parking pour la nuit. Mais ici, point de restaurant mais une finca, entendez par là une grande propriété, plusieurs habitations et les chevaux autour. Un ranch d’Amérique centrale ! Nous sommes entrés sans le savoir sur les terres de la famille de Carlos avec qui nous faisons connaissance et qui nous autorise à rester pour la nuit. Et pour le coup, l’endroit est un havre de paix. Il nous présente sa famille, ses amis et nous passons à leurs côtés deux jours extraordinaires entre baignade dans le lac Nicaragua face aux volcans, barbecue et découvertes culinaires : le Yuca que l’on connaît sous le nom de manioc, le gallo pinto qui est un mélange d’haricots rouges et de riz et les « huevos de res », crues et cuites, et là je vous laisse vous faire une idée. C’est insensé de pouvoir converser ici en français avec deux nicaraguayens, j’ai beaucoup de progrès à faire en espagnol pour être au niveau ! C’est une rencontre marquante qui enrichie notre voyage et nous rappelle pourquoi nous aimons tellement être là !

 

Nous quittons le Nicaragua et entrons au Costa Rica le 1 er avril, dimanche de Pâques, et sommes surpris d’y croiser Edu car T. Ils sont là depuis plus de 24 heures pour un problème de paperasse pour l’importation de leur combi et malheureusement ils y resteront plus de 80 heures au total. Quand ça veut pas, ça veut pas !! Vous allez faire exploser la moyenne de temps du passage de frontière les amis !

 

par Isa

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