Antigua et le volcan Acatenango

C’est le coeur un peu lourd que nous avons quitté San Juan la laguna mais il faut savoir lever le camp et prendre un nouveau cap !

Une famille nous accueille en couchsurfing à côté de Guatemala Ciudad. Nous sommes ravis de les rencontrer et de partager un peu leur quotidien. Astrid est originaire du Salvador et nous fait découvrir les pupusas. Ce sont des chaussons à la farine de maïs, plats et frits, garnis de fromage ou/et de viande émiettiée. En échange nous partageons notre levain. Chacun à notre tour nous sommes attentifs aux conseils donnés.

Elle nous aide à prendre contact par téléphone avec un guide qui nous a été conseillé pour faire l’ascension du volcan Acatenango. Merci Martin et Luli ! Elle se charge même de négocier un peu pour notre compte. Quoi de mieux ! Nous nous quittons rapidement car nous avons rendez-vous dans deux heures à Antigua.

Catalino nous y attend et nous fixons la rando pour le lendemain à l’aube car nous ne voulons pas souffrir de la chaleur. En attendant, nous profitons de l’après-midi pour nous promener dans la ville toute en couleurs d’Antigua. Nous nous rendons en soirée à San Jose Calderas et rencontrons toute la famille de Catalino, et son fils Warner qui sera notre guide pour deux jours.

Le 14 mars – réveil à 5h30 – rendez-vous à 6h30
Nous sommes d’attaque les chaussures de rando aux pieds, les bonnets sur la tête et les gants. Il ne faut pas oublier que nous sommes en altitude ! Les enfants font l’ascension avec Lili, une mule, et Jorge son mulier. Cela les amuse beaucoup pendant que mes muscles chauffent. A vrai dire je n’ai aucun entrainement mais Warner est là pour m’encourager. Et une fois arrivés au camp, il me regarde et me dit que nous avons fait un bon temps en juste 4 heures ! Ici, il est impressionnant d’entendre les grondements du volcan Le Fuego auquel nous faisons face, d’entendre les rochers roulés sur ses flancs après chaque explosion et de voir ce champignon de cendre s’envoler vers les cieux. Mais vers 14h le ciel se charge et nous n’avons plus aucune visibilité. Il faut attendre la nuit tombée, après le dîner, pour de nouveau se régaler du spectacle maintenant tout en lumières avec ces jets de magma rougeâtres.

Le 15 mars – réveil à 4h00 – rendez-vous à 4h30
Au programme avant le petit-déjeuner, nous rendre à la cime du volcan Acatenango pour admirer le levé du soleil sur Le Fuego. Il fait très froid. Arrivés à 100 mètres de l’objectif Salomé est épuisée et Clovis frigorifié. Je prend la décision de redescendre avec eux et Jorge au camp pour qu’ils se réchauffent. Vincent quant à lui poursuit et se régale de ce moment, comme nous en connaissons peu. Une fois le camp plié, nettoyé et les enfants revigorés nous entamons la descente à 9h. Sur le chemin j’entend « Voilà les foodailleurs ! » C’est Cécile, Rodolphe et leurs filles Valentine et Clémentine de « L’opération Raclette-burger » qui entament l’ascension. Le contact est rapide mais nous convenons de nous revoir à Antigua. Nous avons fait la descente en  2h45. Je suis rincée par ce périple, de part la marche mais aussi de part le peu de sommeil des derniers jours. Vincent lui allonge encore un peu la sauce et accompagne à pied Jorge et Lili jusqu’au village alors que je rentre avec les enfants en voiture. L’après-midi rien d’étonnant à ce que la sieste ne se fasse pas attendre. Le soir nous sommes invités par Jorge à dîner dans sa famille.

Ici à San José Calderas nous avons passé de très bons moments et fait de très belles rencontres.

 

De retour au parking de la police touristique d’Antigua, nous retrouvons vite les « Raclette-Burger ». De toute manière, je crois qu’avec un nom comme ça, nous étions fait pour nous rencontrer. Et Cécile et Rodolphe réalisent un tour de force en préparant une raclette le samedi soir ! Humm… j’en ai encore l’eau à la bouche ! Le dimanche à défaut de pouvoir quitter la ville car toutes les rues sont fermées nous profitons du défilé du 5ème dimanche de carême. Les pavés des rues sont recouverts de fresques florales et de sciures de bois très colorées. Les enfants participent à la réalisation d’une d’entre elles sur la place principale. La douleur et le recueillement qui se lisaient sur les visages étaient saisissant tout comme la marche funèbre qui les accompagnait.

par Isa

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