Le Bélize

Nous sommes arrivés au Bélize le 25 janvier et nous sommes restés 7 jours.

Les dix jours précédents nous sommes restés tranquilo à Buenavista, sur les rives de la laguna Bacalar, puis à Chetumal où nous avons retrouvé plusieurs autres familles françaises. Les enfants se sont beaucoup amusés et on fait beaucoup de progrès en natation car le site s’y prêtait merveilleusement bien : eau claire, peu profonde et pas de courant. Le samedi soir nous avons participé à la fête du village et participer est le bon mot ! Nous sommes chacun notre tour invité au milieu de la place par des clowns à danser, faire du tambourin ou bien taper dans un piñata. La situation est totalement improbable et loufoque. Encore la preuve que le ridicule ne tue pas, nous avons beaucoup ri !

Il y a toujours un peu d’appréhension à passer une frontière mais tout s’est bien passé en 1h30 environ. La fumigation reste pour moi une énigme car j’ai du mal à croire que la petite brume qui passe sous le camion élime de quelconques parasites ! Mais allez savoir… toujours est-il que ça rempli les caisses de la douane ! A la question « combien de temps restez-vous sur le territoire ? » nous répondons environ 7 jours, la douanière nous donne donc un permis d’importation temporaire du camping-car pour 7 jours et pas un de plus. Nous aurions dû être plus rusés et indiquer une période plus longue au cas où nous nous plairions vraiment à un endroit ou en cas de galère mécanique. Surtout que la durée ne change en rien le montant de la taxe douanière que nous devons payer à la sortie du territoire c’est-à-dire 40 dollars béliziens par personne.

On file directement au site archéologique de Lamanaï. Nous sommes accueillis le soir par Antonio, nous stationnons pour la nuit devant sa maison à 50 mètres tout juste de l’entrée. Le lendemain, à la fraiche, l’endroit est super paisible et nous avons le temps d’en faire le tour avant le déluge qui s’abat vers midi et avant le débarquement des groupes de croisières.

Il a plu tout le reste de la journée, nous avançons sans nous arrêter, seulement à 18 heures près de La Democracia.

 

Le lendemain, nous voulons rejoindre la côte Pacifique. Mais avec toute l’eau qui est tombée depuis quelques jours le route est inondée entre La Democratia et Dangriga. Nous devons faire le détour par Belmopan, la capitale. Nous sommes accompagnés jusqu’à Hopkins par deux auto-stoppeurs : Jacob qui est allemand et Michel qui est israëlien. Sur la route, droit devant à l’horizon un camping-car… européen… c’est celui de… Manue et Ludo. Nous passons donc l’étape Hopkins tous ensemble le long de la plage même si l’eau turquoise n’est pas au rendez-vous. Nous payons 5 dollars béliziens à l’église pour la première nuit et nous déplaçons la seconde car nous avons appris que sur le « queen’s land » – c’est-à-dire la bande de 20 mètres qui longe la rive – nous pouvons camper gratuitement.

La ville est marquée par le culture Guarifuna et au restaurant nous dégustons une spécialité : le Darasa. On s’est régalé.

Au moment de partir le camping-car s’ensable, et oui en voulant faire quelques économies, nous nous sommes un peu trop rapprochés des vagues. Mais avec l’aide de Ludo et de ses plaques de désensablement, seules quelques minutes suffiront à nous sortir de là.

 

Au programme 25 kilomètres pour nous rendre à Cockscomb basin wildlife sanctuary. Vincent comme à son habitude de manque pas de négocier le prix pour que l’on puisse rester dormir sur le site et profiter un peu plus longtemps des sentiers de la réserve. Mais ce n’est pas le bon jour car après s’être ensablé, nous voici enlisé sur le chemin d’accès à l’aire de camping et personne ne peut pour le moment nous aider à nous sortir de là. Il faut attendre le soir pour être tracté, nous partons donc sur le sentier « Ben’s bluff » pour l’après-midi. La canopée nous protège de la pluie même si le sol est bien détrempé. Clovis ne manque pas de s’y étaler de tout son long. Au passage nous nous baignons à la cascade.

Au retour à 17h, surprise… il n’y a plus personne pour nous sortir du chemin. Nous devrons dormir au beau milieu et attendre le lendemain matin. Autant vous dire que Vincent boue – et pas qu’intérieurement – car il pleut encore des trombes… A 8h45 nous sommes sortis d’affaire après le secours d’un pick-up et d’une dizaine de béliziens. On peut souffler et marcher 3 kms dans la jungle pour décompresser.

 

Maintenant il faut penser à sortir du pays car il nous reste à peine 48 heures. Nous faisons une pause pour la nuit à San Ignacio. La rivière est en crue, nous stationnons pour la nuit du bon côté pour ne pas être ennuyer demain et passer la frontière dans les temps. En soirée la famille Lacroix nous a rejoint sur le parking du marché.

 

par Isa

3 réponses sur “Le Bélize”

  1. Ca à l’air top, à défaut de pouvoir être dans des eaux turquoises, nager en bas de cascade, éviter de tomber dans la boue (pauv’ ptit loulou) au moins on révise notre géographie… encore de magnifique paysage les cousins.
    En ce qui nous concerne, deux pays deux ambiances… froid, pluie, vent, microbes et surtout pleins de cartons 😉 chacun ses difficultés de maison…
    Je vous embrasse bien fort et à très vite pour un petit skype, ça serait top.

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