Le Chiapas

Après avoir quitté la côte, nous abordons l’état du Chiapas. Nous faisons une halte d’une nuit à Rosendo salazar. Le matin suivant, Vincent se porte volontaire pour faire la vaisselle du petit déjeuner mais la cafetière se brise, la cafetière est cassée, le doigt est frangé ! La coupure est profonde et mériterait des points de sutures mais heureusement que nous avons notre fée infirmière qui le soigne. Deux jours d’immobilisation de deux doigts de la main droite : heureusement que le camping-car est un automatique. Vincent n’est pas trop gêné pour conduire. On peut reprendre la route et on fait escale à Tuxtla Gutiérez pour racheter une cafetière. Nous arrivons le soir à la cascade Chorreadero. Le site n’est pas extraordinaire mais je me baigne tout de même dans l’eau fraiche tout comme les enfants. Vincent n’est pas trop frustré de rester sur la rive avec son pansement. Nous pouvons rester pour la nuit sur le parking. Nous avons choisi ce spot qui est proche de San Cristóbal de Las Casas que nous visitons le lendemain. Les rues sont animées, la promenade est agréable et nous dégustons au passage de bonnes pâtisseries françaises. Clovis s’est bien dépensé en dansant devant un musicien de didgeridoo et un groupe de rue médiéval.

 

La cascade El Chiflón est notre nouveau cap. Nous visitons le site jusqu’au 1er palier, la suite fermant à 16h et il est 16h05. Rrrrr… C’est rageant mais nous essaieront de revenir demain. Et avec un peu d’insistance le lendemain, la fille de l’entrée nous autorise à retourner faire un tour. Nous profitons donc de la belle lumière du matin jusqu’au dernier palier qui nous réserve une vue imprenable sur la succession de cascades plus belles les unes que les autres. De retour à l’entrée, nous passons un moment à observer les gros iguanes orangés et leurs congénères verts un peu plus petit. Nous sommes vraiment bien ici au calme sur le bord de la rivière et hésitons à reprendre la route à midi car nous sommes le 24 décembre. Hummm… allez on file jusqu’à Tziscao. Mais en route le temps se gâte, il pleut, il fait froid et l’endroit n’est pas paradisiaque. On espère quand même que ça ne refroidira pas le Père Noël. Les « Escapade » nous rejoignent sur le bord du lac (mais pas sur la pelouse qui est toute détrempée), on prépare un bon repas de réveillon et on se réchauffe dans le camping-car. Le Père-Noël a bien trouvé le sapin que nous avions déposé au pied d’un cocotier et y a déposé de beaux cadeaux. Les enfants sont aux anges.

 

Aujourd’hui 25 décembre, nous avons envie de retrouver le soleil. Nous traçons jusqu’à Las Guacamayas en longeant la frontière guatémaltèque. Nous traversons des villages très pauvres. Certaines femmes portent l’habit traditionnel dont une jupe à longs poils noirs. Il y a encore une fois beaucoup de topes et de nids de poules, quand la route n’est pas éboulée à moitié. Les « Escapade » ont besoin d’aide pour passer un passage difficile, une cuvette un peu abrupte et glissante. Quelques mexicains aident à pousser et ils sont vites sortis du pétrin. Arrivés à destination, l’aire de camping est très belle, un tapis d’herbes grasses entourée de cocotiers et de bananiers, et nous console un peu de la veille. Nous préparons un bon repas et goûtons à une noix de porc de noël (saumurée et marinée).

Dès le réveil nous faisons la connaissance de nos voisins les plus proches : les singes araignées avec leurs ventres blancs. Un peu plus tard dans la matinée en flânant dans le village et sur le bord de la rivière, nous rencontrons deux toucans. Une dame pêche sur la rive de petits poissons avec une bouteille, de la farine de maïs et du lait. La méthode marche apparemment super bien et Vincent a vite envie de s’y essayer.  Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, aujourd’hui ce sont les singes hurleurs qui nous réveillent. Voici plusieurs jours que nous les entendions mais nous ne les avions pas encore vus et à vrai dire je pensais qu’ils étaient plus gros étant donné la puissance de leurs cris. Pour l’apéro du jour nous avons un peu de friture que Vincent a pêché suivant la méthode découverte la veille.

 

Etape suivante : Yaxchilán

Eudes et Vincent partent négocier une lancha (un bateau à moteur) pour le lendemain matin afin de nous rendre sur le site archéologique qui n’est pas accessible par voie terrestre. De mon côté, je prépare avec Elisa et Salomé une ration de pancakes que nous pourrons grignoter en chemin. Départ prévu 7h30. Il y a une heure de navigation sur le fleuve Usumacinta le long de la frontera Corozal. Au milieu de la jungle, nous profitons du site encore calme (les cars touristiques n’arrivent pas si tôt). Nous avons même la chance de voir un crocodile sur la rive.

Après le déjeuner, nous filons plus au Nord à Agua Azul. L’endroit est surpeuplé. Nous faisons un simple tour et comptons bien profiter du calme à l’aube. Mais c’est loupé car nous sommes samedi et les premiers cars de touristes mexicains arrivent dès 8 heures et nous sommes encore au petit-déjeuner. Il y a ici une multitude de cascades, en remontant plus haut le courant, nous parvenons tout de même à nous éloigner de la foule et à nous jeter rapidement à l’eau. Nous gardons un œil vigilant sur les enfants car les courants sont très forts. En fin d’après-midi nous retournons vers Palenque pour retrouver d’autres familles avec lesquelles nous avons prévues de passer le réveillon du nouvel an. Sont là : les Dix p’tits pieds, la Family Coste, Escapade en famille, la famille Lacroix, la Nomadfamily et La famille autrement. Au total, nous sommes 14 adultes et 19 enfants. Beau rassemblement pour clore 2017 et bien commencé 2018. Salomé et Clovis ont chacun participé à l’ouverture de leur première piñata, les enfants mettent l’ambiance sur le dancefloor avant les parents. Le campement est bien entouré par les singes hurleurs qui viennent nous saluer chaque jour.

 

par Isa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.