Nos premiers pas au Pérou

Pour notre arrivée au Pérou, nous avons opté d’entrer directement dans le sierra et ses petites routes. Notre première étape est à La Flor de la Frontera une jeune commune de 16 ans créée par ses habitants actuels pour cultiver principalement le cacao, le riz, les oranges et les lima, une nouvelle variété d’agrume que nous découvrons ici. Le deuxième jour Salomé va l’école du village. Elle me surprend, elle ne se démonte pas à lire et à écrire en espagnol. Clovis lui joue au football avec les grands pendant la récréation. Ils l’appellent Griezmann Chiquito parce qu’il a les yeux clairs. Nous découvrons la plantation de cacao de Felix, ils nous expliquent de la culture jusqu’à l’exportation en Europe.

 

Nous continuons les hautes montagnes pour découvrir le 3ème plus haute cascade du monde : Yumbilla à quelques kilomètres de Pedro Ruiz. La ballade est très belle même si elle n’est pas très impressionnante car elle est constituée de quatre paliers non visibles dans leur intégralité.

Arrivé au carrefour de la ville de Chachapoyas nous sommes informés que la route vers Nuevo Tingo est actuellement en travaux et fermé de jour. Nous faisons donc le choix de s’engager dès maintenant tant que la voie est libre et de continuer au levé du jour.

Nous arrivons donc de bon matin à Nuevo Tingo au pied de la citadelle de Kuelap. Deux options s’offrent à nous : le chemin de l’inca ou le téléphérique. Il est tôt et nous sommes motivés on opte pour une solution mixte en grimpant « à pattes » et en redescendant en téléphérique.  La rando est de neuf kilomètres sur 1 200 mètres de dénivelé. Après 4 heures nous arrivons victorieux à notre destination aux pieds des remparts de la citadelle du peuple Chachapoyas, le peuple des nuages.

La mauvaise surprise du jour est qu’il n’existe qu’un tarif unique pour le téléphérique et pas moyen de négocier de ne payer que 2 tickets pour nous 4 ou payer moitié tarif. Le plus surprenant est que même les salariés de Poma paient le combi pour redescendre au village et les locaux paient le même tarif que les touristes pour descendre dans la vallée. Nous étions fiers de voir une entreprise française ici et tellement déçu des conditions de fonctionnement. On est un peu « véner » et tout de nerfs on décide de rejoindre le village par le même sentier qu’à l’aller. Cette virée d’environ 23 kilomètres nous a éreinté et nos pieds aussi.

 

Nous reprenons la route pour Leimebamba et le musée des momies. Elles font froid dans le dos surtout celles d’enfants et de bébés.

Maintenant on attaque les choses sérieuses en s’engageant sur les routes de la sierra en haute altitude. Ces routes sont « méchantes » :

Méchamment étroites,
Méchamment vertigineuses,
Méchamment stressantes,
Méchamment désertiques,
mais le paysage  est Méchamment époustouflant !

Notre passage par Balsas et Celendin ne sont pas marqués par les rencontres car nous trouvons les gens sur la défensive et peu aimables. Les tripailles de cochon ne siéent guère à notre maison. Nous passons notre route rapidement.

 

A Aguas Calientes nous faisons une pause de deux jours. Les enfants ne manquent pas de copains. Leur déception est de ne pas pouvoir participer au spectacle de cirque qui sera donné dans quelques jours. Deux soirs nous profitons des eaux chaudes naturelles dans une petite cabine privée seulement pour nous quatre. Le pied ! Ca change des douches froides et ça détend après les émotions routières !

A Huamachuco nous allons découvrir le site archéologique de la citadelle de Marca Huamachuco. Certains diront – ou ont dit – « encore des tas de vieilles pierres ». C’est tout de même saisissant d’imaginer qu’une immense cité est pu exister sur ces hauteurs.

 

Sur objectif maintenant est de rejoindre la cordillera blanca via la PE-3N et la AN-100. Encore une fois les routes sont à la fois superbement flippantes ! En en voyant la fin, nous sommes ravis de découvrir le cañon del Pato et ces multiples tunnels.

Nous faisons une trève au camping à Caraz pour nous mettre un peu à jour dans l’entretien du camping-car, sur le site internet, le tri des photos, le tricot, la guitare, l’école des enfants…

par Isa

Le Sud de l’Equateur

La ville de Salinas de Bolivar est écartée des routes touristiques d’Equateur. La seule motivation qui nous amène ici est notre infinie gourmandise, Yvan nous a indiqué cette adresse pour acheter du fromage et du saucisson. Et autant vous dire qu’après 15 mois d’abstinence nous sommes « grave » en manque ! Dès notre arrivée nous nous installons sur le parking de la fromagerie de la coopérative Salinerito et faisons nos premiers achats. On y trouve du fromage frais, du gruyère, du parmesan, du fromage à fondue et de la tomme.

La ville était connue à l’origine pour sa mine de sel à ciel ouvert. Aujourd’hui, la coopérative comprend plusieurs corps de métier pour produire du fromage, du chocolat, des huiles essentielles, du fil, du saucisson et du jambon. Ces activités se sont développées grâce à un missionnaire suisse qui est venu s’installer ici en 1978, le village était alors en grand déclin. C’est un renouveau pour cette ville.

Une femme nous indique qu’une autre famille française a élu domicile à la finca de Luis Cordova. Faisant les curieux nous allons voir Luis. Il y a bien une famille chez lui mais ils sont autrichiens.

Nous nous rendons donc au village de Los Arrayanes. Au bout d’une heure de piste, nous nous demandons un peu ce que nous venons faire là car l’endroit paraît abandonné de ses habitants. Que nenni !! Nous faisons la connaissance après 5 minutes de Jessica. Elle se propose de nous accompagner dès maintenant à la Finca à 3 kilomètres de là. Le temps d’équiper les ânes, les enfants enfourchent leurs montures et on est parti.

Nous qui pensions n’être que de passage furtivement mais durant les dix jours qui suivent nous faisons la connaissance des habitants du village et de la famille de David et Adelheid. Chaque jour a été comblé entre la traite des vaches, la fabrication du fromage, les promenades, les pizzas au four à pain, le marché de La Palma. Ana, une petite voisine de 13 ans vivant seule, a partagé son temps à jouer avec les enfants et aussi nos repas.

Rien ne soupçonnait dans ce village perché au milieu des montagnes au-dessus des nuages de telles rencontres qui marquent définitivement notre passage en Equateur et notre voyage. Pour chacun d’entre nous le départ est très difficile et nous fend le cœur.

 

Sur la route du départ, nous faisons office de ranchera (le bus local) pour amener les habitants espérant un véhicule sur le bord de la route pour se rendre au marché de Salinas. Nous n’avons jamais été aussi nombreux à bord, nous sommes 11.

Notre route vers le Sud nous ramène au pied du volcan Chimburazo mais de l’autre côté au Bosque Polylepis. Il n’y a personne à l’horizon, nous profitons avec les vigognes de cette vue incroyable.

 

Nous qui n’avions rien programmé… c’est jour de chance, nous arrivons à Guamote le mercredi soir et le jeudi est jour de marché. Il est très étendu de part et d’autres de la voie de chemin de fer.

 

Contrairement à son nom, le chapeau panama est originaire d’Equateur et en particulier de Cuenca. Nous avons donc visité le musée du chapeau et n’avons pas succombé et sommes ressortis chapeautés. Ici nous avons aussi fait la connaissance d’une famille franco-équatorienne. Nous sommes accueillis comme des rois et les enfants s’amusent comme des fous.

 

Pour nous rendre au Pérou, nous avons choisi de passer pas la frontière de « Balsas ». Elle est très peu fréquentée car la route du côté équatorien n’en est pas une, c’est une mauvaise piste et du côté péruvien la roue n’existe que depuis peu.

Nous faisons une halte rapide à San Pedro Alausi voir la belle locomotive qui mène les touristes en excursion à la « Nariz del Diablo » pour un prix fou. A Loja, nous visitons le musée de la musique qui au désespoir de Clovis n’expose aucun instrument mais raconte les grandes figures historiques de la région. Bonne surprise tout de même la gardienne nous montre le théâtre et le mirador. Nous achetons nos tickets pour le concert symphonique de demain soir et en attendant nous faisons un crochet au parc Pococarpus sur les hauteurs de la ville. Il y a de très belles balades à faire dans l’espoir de voir des animaux sauvages mais malheureusement le temps n’y est pas et nous ne ferons que profiter du panorama qui s’offre à nous. Le soir venu il n’y a pas grand monde au concert mais la venue de l’ambassadeur des Etats-Unis explique le déploiement des grands soirs.

 

Vilcabamba : la ville des centenaires. Certains vieux y auraient vécus jusqu’à 150 ans grâce aux particules d’or continue dans l’eau de la rivière.

A Valadolid, nous sommes accueillis par le missionnaire polonais de la paroisse qui nous offre à déjeuner. Et profitons de cette interlude pour fêter l’anniversaire de Vincent.

Nous passons notre dernière nuit en Equateur à Zumba. En chemin nous faisons la connaissance d’Erika et Melissa qui sont respectivement argentine et colombienne. Elles voyagent depuis la Colombie vers l’Argentine à vélo avec leur petite chienne Paquita. Nous chargeons les vélo à bord et passons la frontière ensemble.

Petite anecdote au passage, Vincent s’est fait une belle frayeur en crashant le drone dans les arbres. Après l’avoir localisé dans la forêt, un équatorien l’a aidé à le récupéré. Je ne sais pas quel miracle il se porte mieux que les avant-bras de Vincent (éraflés par les fourrés) avec seulement quelques égratignures aux hélices ! OUFFFFF……..

 

Nous quittons l’Equateur le 26 août avec en mémoire beaucoup de beaux paysages et de très belles rencontres même s’il reste tant à voir de ce beau pays.

 

par Isa

Notre 1er mois en Equateur

Une fois la frontière passée, la première chose à faire : le plein d’essence ! On s’est que le prix de l’essence ici est imbattable nous n’avions donc pas fait le plein avant de passer la frontière mais voilà la surprise du jour : ils n’ont pas l’autorisation de servir les véhicules étrangers dans les stations frontalières. L’employée doit donc demander une autorisation de son chef avant de nous servir. Bon, accord ou non, de toute manière on était à sec, ils auraient dû nous garder à dormir… Continuer la lecture de « Notre 1er mois en Equateur »